Arrivé à Calcutta, Marco Rubio se rend rapidement à New Delhi pour rencontrer le Premier ministre Narendra Modi. Ce voyage s'inscrit dans un contexte où les États-Unis et l'Inde, partenaires historiques, cherchent à naviguer dans un paysage géopolitique en mutation, perturbé par le conflit en Iran qui affecte les approvisionnements énergétiques. Selon Reuters, l'Inde, grande consommatrice d'énergie, subit les effets de la fermeture du détroit d'Ormuz sur ses importations.
Au cours de son séjour, Rubio participera également à une réunion du Quad, un groupe stratégique qui inclut l'Australie, l'Inde, le Japon et les États-Unis, et vise à contrebalancer l'influence croissante de la Chine dans l'océan Indien.
Des relations sous pression
Les relations entre Washington et New Delhi ont connu des tensions, notamment avec le retour de Donald Trump à la présidence, qui a redéfini les priorités américaines. Trump avait salué son récent voyage en Chine, laissant les observateurs dans l'incertitude quant à son engagement envers l'Inde. Pour Rubio, l'Inde est un "grand allié" et, comme il le souligne, les États-Unis veulent "vendre autant d'énergie à l'Inde qu'elle en achète".
"Nous avons atteint des niveaux historiques de production et d'exportation américains", a-t-il affirmé.
La dépendance de l'Inde à l'égard de l'énergie importée, notamment en provenance de Russie, alimente les discussions actuelles. Les États-Unis semblent se montrer plus flexibles, permettant à New Delhi d'importer du pétrole russe malgré les tensions. Cette situation est d'autant plus cruciale que l'Inde souffre d'un déficit commercial avec les États-Unis, qui s'élevait à 58,2 milliards d'euros l'an dernier, selon des sources de la BBC.
Rubio a déclaré que des discussions sur l'énergie seraient essentielles pour équilibrer ce déficit tout en protégeant les intérêts américains. L'Inde cherche donc des voies supplémentaires pour garantir ses approvisionnements tout en développant des relations plus solides avec les États-Unis.
Les défis géopolitiques
Le cadre diplomatique est également intrigué par les récents développements en faveur du Pakistan, qui pourrait affecter les relations américano-indiennes. L'ambassadeur américain en Inde, Sergio Gor, a récemment négocié des discussions constructives, mais c'est la volonté de Washington de s'éloigner des sanctions douanières imposées aux échanges indiens qui semble marquer un tournant.
Les tensions autour de la montée en puissance de la Chine et le rôle historique des États-Unis en Inde sont des thématiques qui continueront d'influencer le discours durant cette visite. En se rapprochant de l'Inde, Rubio et son équipe espèrent établir un dialogue qui transcende-t-il les conflits actuels, tout en plaçant l'énergie au centre de nouvelles opportunités économiques.







