Marco Rubio, chef de la diplomatie américaine, est arrivé en Inde pour renforcer les liens avec ce partenaire de longue date. Cette visite survient juste une semaine après celle de Donald Trump en Chine, une occasion pour Rubio de redéfinir les priorités américaines. Selon le département d'État, la première étape de son voyage, qui s'étend sur quatre jours et quatre villes, le mènera à Calcutta, où il visitera les Missionnaires de la Charité, fondés par Mère Teresa.
Après Calcutta, il se rendra à New Delhi pour une rencontre avec le Premier ministre Narendra Modi, avant de participer à une importante réunion des ministres des Affaires étrangères du Quad, un groupe qui inclut l'Australie, l'Inde, le Japon et les États-Unis. Ce rassemblement vise notamment à établir un contrepoids à l'influence grandissante de la Chine dans l'océan Indien.
Pékin suit ces développements avec une attention particulière, se méfiant des intentions du Quad et dénonçant l'Inde pour sa participation. Les relations américano-indiennes ont été mises à l'épreuve sous l'administration Trump, qui a récemment été marquée par un rapprochement avec le Pakistan. Cependant, Rubio, qui a toujours plaidé pour de plus étroites collaborations avec l'Inde, reste optimiste quant à la dynamique actuelle.
"L'Inde est un grand allié et partenaire," a déclaré Rubio. Il envisage de promouvoir les exportations de pétrole américain vers ce pays, dont l'économie, en plein essor, est fortement tributaire des importations d'énergie. En effet, l'attaque américano-israélienne contre l'Iran a eu des répercussions mondiales en faisant grimper les prix de l'énergie.
Les relations entre l'Inde et l'Iran, historiques, évoluent également sous l'angle de nouvelles alliances, notamment avec Israël. La visite de Modi en Israël peu avant la guerre actuelle témoigne de ce changement stratégique. Dans le même temps, le Pakistan cherche à jouer un rôle de médiateur, renforçant la complexité des relations dans la région.
Les États-Unis ont longtemps vu en l'Inde un partenaire naturel face à la montée en puissance de la Chine, mais le recentrage de l'administration Trump sur le Pakistan a soulevé des questions. Trump a manié les tensions en imposant des sanctions douanières à l'Inde, exacerbant les liens déjà tendus. Dans ce contexte, Christopher Landau, le numéro deux de Rubio, a exprimé des inquiétudes, affirmant que la montée en puissance de l'Inde ne ferait pas au détriment des intérêts commerciaux américains, promettant de ne pas répéter les erreurs précédentes.
Heureusement, des avancées positives se dessinent. Un accord commercial a récemment été négocié, favorisant les relations bilatérales, facilitant ainsi la mission de Rubio en Inde. La tournée de ce dernier symbolise les efforts des États-Unis pour rétablir et renforcer des relations stratégiques qui sont essentielles à la stabilité régionale.







