Les aides face à l'augmentation des prix des carburants ont été prolongées jusqu'à la fin de l'été, principalement attribuées aux pêcheurs, agriculteurs et transporteurs routiers. Cependant, les dépanneurs, vitaux dans le paysage routier, se sentent laissés pour compte. Rémi Gronnier, un dépanneur de Fontaine-le-Comte (Vienne), dénonce ce manque de considération de la part du gouvernement.
« Avec un budget de 100 euros, nous pouvions auparavant faire le plein avec environ 60 litres ; aujourd'hui, cela ne nous donne plus que 43 litres », explique-t-il. Pour un professionnel comme lui, dont le véhicule consomme beaucoup, l'augmentation des coûts sont particulièrement pesantes. « Notre métier est essentiel pour la société. Nous aidons les automobilistes en panne et facilitons la circulation lors d'accidents. Le carburant est le poumon de notre métier. Sans cela, notre activité est compromise », ajoute-t-il.
Les dépanneurs, les oubliés des aides gouvernementales
Lors des annonces gouvernementales du 21 mai 2026, l'accent a été mis sur les aides prolongées pour certains secteurs, mais 'les dépanneurs sont un peu les oubliés', regrette Gronnier. Dans un contexte où la consommation de carburant est rendue plus difficile par les prix élevés, les dépanneurs ressentent une baisse de l'activité. 'Les gens hésitent à prendre leur véhicule, donc nous, nous faisons moins de dépannages', précise-t-il.
Malgré la pression financière, il a choisi de ne pas augmenter ses tarifs pour le moment, préférant 'se serrer la ceinture', car il considère que les clients ne devraient pas supporter le coût de cette hausse. Ces sentiments sont partagés au sein de la profession, révélant un besoin urgent d'un soutien plus inclusif de la part du gouvernement. Selon certains experts du secteur, il est crucial que les dépanneurs soient considérés dans les futures aides, afin d'assurer la continuité de leurs services essentiels dans un contexte de crise énergétique.







