L'eurodéputé Raphaël Glucksmann, bien qu'il ne se soit pas encore officiellement déclaré candidat à la présidentielle de 2027, escompte créer un véritable élan politique avant l'été. À cette fin, il a prévu la sortie de son nouvel ouvrage, Nous avons encore envie (Allary Éditions), ainsi qu'un meeting prévu pour le 13 juin à Aubervilliers. Cette initiative vise à mettre un terme aux discussions sur une primaire au sein de la gauche.
« Il est encore trop tôt pour officialiser ma candidature », a déclaré Glucksmann lors d'une récente allocution. À l'issue des élections européennes où il a obtenu 13,8% des suffrages pour la gauche, il ne prévoit pas de formaliser sa candidature avant septembre. Toutefois, sa publication récente où il prône un « grand sursaut patriotique » pourrait redonner de l'ampleur à ses ambitions.
Repéré pour sa position sociale-démocrate, pro-européenne et écologiste, Glucksmann a récemment uni ses forces avec des figures comme Yannick Jadot et Boris Vallaud pour lancer l'initiative Construire 2027. L'objectif : établir une plateforme commune pour mobiliser les électeurs face à l'extrême droite, tel que rapporté par Le Monde.
Les réunions se tiennent régulièrement au Maison Saint-Martin, où des personnalités politiques des différents bords, du PS aux Verts, ainsi que des membres de la société civile, échangent leurs idées et affinent leur stratégie. Jadot se réjouit de l'arrivée de nouveaux soutiens, évoquant des figures notables comme Carole Delga, Hélène Geoffroy et d'autres figures du PS.
Pour construire une candidature unie, Jadot souligne qu'il faudra mettre en place « un programme solide, une équipe en mesure de gouverner et un accord pour les législatives », afin de rendre cette candidature acceptable sur un spectre politique aussi large.
« Nous avons des indicateurs croissants qui montrent que le PS envisage la candidature de Raphaël comme la plus viable », affirme Sacha Houlié, ex-député macroniste désormais rallié à Glucksmann.
Les candidats potentiels tels que François Ruffin et Fabien Roussel pourraient faire face à un dilemme : se rassembler autour d'un projet commun ou risquer de se diviser et de perdre des voix face à une dynamique croissante qui pourrait voir Glucksmann atteindre un score de 17-18%.
Le meeting prévu le 13 juin s'annonçant comme un moment clé pour Glucksmann, celui-ci compte y afficher sa détermination à mener un projet d'envergure pour la France. « Les doutes sur ma capacité à diriger ce pays seront dissipés », clame-t-il, renforçant la conviction de ses alliés de la nécessité d'un rassemblement rapide avant les prochaines échéances politiques.
Pour autant, certaines voix restent sceptiques au sein du PS. Des critiques émergent sur les capacités de Glucksmann à rivaliser efficacement avec Éric Zemmour lors d'un débat, notamment à la suite d'une confrontation jugée décevante sur LCI. De plus, la publication d'une note controversée émanant de l'un de ses conseillers, évoquant des cibles électorales à éviter, a été méticuleusement rejetée par Glucksmann, qui prétend être à l'opposé de cette vision.
En somme, alors que la machine politique s'active en vue de 2027, Glucksmann semble déterminé à rassembler la gauche au-delà des clivages habituels, se positionnant déjà comme un sérieux prétendant à la présidentielle, malgré les défis qui l'attendent.







