Alors que les premières épreuves du baccalauréat 2026 approchent, les élèves français commencent à utiliser l'intelligence artificielle (IA) pour leurs révisions. Pourtant, face aux dangers de plagiat, une enseignante propose une méthode en trois étapes pour faire de l'IA un véritable allié dans le cadre de leurs études.
Dans les cartables, aux côtés des surligneurs et des cahiers, un nouvel outil fait son apparition : l'IA. En quelques clics, les lycéens peuvent résumer leurs cours ou créer des quiz via des plateformes comme ChatGPT ou NotebookLM. Une avancée qui semble rêvée pour les élèves submergés par la quantité d'informations à assimiler.
Cependant, une question essentielle se pose : où commence l'aide et où finit la dépendance ? Havra Sadakaly, professeure spécialisée, insiste sur l'importance de l'usage. Pour elle, le problème ne réside pas dans l'outil, mais dans son utilisation.
Conseil n°1 : enfermer l'IA
La première astuce est de nourrir l'IA avec des sources vérifiées. "Toujours joindre le cours afin qu'elle ne se base que sur des matériaux académiques", suggère-t-elle. Cette méthode paradoxale invite à restreindre l'information pour éviter les approximations courantes. Ainsi, l'IA devient un assistant d'organisation et offre des fiches plus pertinentes.
Conseil n°2 : apprendre à dialoguer avec l'IA
La deuxième recommandation est de formuler des requêtes précises. Plus les instructions seront détaillées, plus les réponses seront pertinentes. Par exemple, demander un quiz composé de vingt questions classées par difficulté produira des résultats bien différents d'une simple recherche.
Havra recommande notamment NotebookLM, un outil de Google. "C'est, selon moi, la meilleure IA pour son aptitude à ne considérer que les sources fournies par l'utilisateur". Savoir rédiger de bons prompts pourrait bien devenir une compétence essentielle pour les élèves, à l'instar des compétences en rédaction ou en recherche documentaire.
Conseil n°3 : lire avant de déléguer
"Il est crucial de lire son cours au moins une fois", affirme Havra Sadakaly. En omettant cette étape, les élèves prennent le risque de négliger l'effort intellectuel fondamental pour une bonne compréhension. L'IA exécute parfaitement des tâches comme résumer ou reformuler, mais ne doit pas remplacer l'analyse critique. Utilisée correctement, elle devient un partenaire d'apprentissage et non un simple outil de répétition.
Il faut vivre avec son temps
Havra Sadakaly refuse de choisir entre un enthousiasme démesuré et des scénarios alarmants. "Il faut vivre avec son temps, mais apprendre à utiliser l'IA comme un soutien et non comme un substitut qui agirait à notre place". Elle avertit que le véritable danger est intellectuel. "Le risque majeur, en cas d'abus, est de perdre notre esprit critique". Elle souligne l'importance que les écoles s'adaptent à cette évolution, insistant pour que les enseignants reçoivent une formation adéquate afin que les élèves ne tombent pas dans le piège de la facilité. Ces enjeux vont bien au-delà des résultats scolaires, avec des impacts potentiels sur la sociabilité et la qualité des échanges des futurs citoyens.







