Le récent accord entre les États-Unis et l'Iran pour mettre fin aux conflits au Moyen-Orient pourrait représenter "le signal de relance" tant attendu pour l'économie française. C'est ce qu'a déclaré mardi le ministre de l'Économie, Roland Lescure, lors d'une conférence de presse à Bercy, où il a également abordé les prix du carburant.
"Cet accord doit marquer le début d'une nouvelle ère de croissance pour notre économie", a insisté M. Lescure, reconnaissant que les nouvelles économiques des dernières semaines étaient préoccupantes. "Ces derniers mois, de nombreux indicateurs ont montré une certaine dégradation, notamment une inflation persistante et une baisse de la consommation".
Le ministre a souligné que pour relancer l'économie, il était crucial de restaurer la confiance des consommateurs, qui ont récemment fait preuve d'une certaine réticence, un phénomène qu'il a qualifié d'"attentisme". À sa suite, plusieurs études montrent qu'une dynamique positive est nécessaire pour contrer les effets d'une consommation atone.
Les indicateurs économiques, publiés en fin mai, avaient déjà alerté sur une détérioration, avec une inflation accrue et une consommation en baisse. "Cet accord de paix est une bonne nouvelle", a-t-il déclaré. "Il est essentiel de ne pas laisser filer cette opportunité et de relancer la machine économique".
M. Lescure a également tenu à rassurer les gros utilisateurs de carburant, en affirmant que les aides financières qui leur sont destinées resteraient en place et seraient distribuées comme prévu, avec près de 900.000 demandes déjà enregistrées.
Lors de cette réunion, Serge Papin, ministre chargé des PME et du Tourisme, a averti que le gouvernement exercerait une pression sur les distributeurs pour s'assurer que la baisse des prix du pétrole se répercute rapidement à la pompe. Il a ajouté que "les distributeurs ont tout intérêt à proposer les prix les plus bas pour attirer les clients".
Rappelons qu'au cours des derniers mois, le prix de l'essence a dépassé les 2 euros le litre, notamment en raison du blocage du détroit d'Ormuz, une voie maritime essentielle pour le transport du pétrole mondial, exacerbée par la guerre entre les États-Unis et l'Iran.
Selon les derniers chiffres fournis par l'AFP, le prix moyen du SP95 s'élevait mardi à 1,949 euro le litre, tandis que le gazole était à 1,995 euro, contre 1,72 euro avant le début des hostilités en Iran.







