Le commissaire européen à l'Énergie, Dan Jorgensen, a averti que les stocks commerciaux de kérosène en Europe risquaient de se tendre à la fin de l'été. Ce constat survient malgré les espoirs suscités par un protocole d'accord entre l'Iran et les États-Unis, qui avait généré un certain optimisme dans le secteur énergétique.
"Bien que nous espérons une stabilisation de la paix et un retour à la normale de la situation au détroit d'Ormuz, cela prendra plusieurs mois avant que le marché pétrolier puisse se rétablir, et ce pourrait prendre des années pour le gaz à cause des dégâts considérables aux infrastructures dans la région", a-t-il souligné.
Réserves stratégiques
Le ministre a précisé que les stocks de kérosène allaient très probablement se resserrer dans les mois à venir, et qu'ils surveilleraient la situation de près. "Si les États membres souhaitent libérer des réserves nationales, nous nous engageons à faciliter et à coordonner ces initiatives", a-t-il ajouté.
Avant le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, environ 20% du kérosène en Europe était acheminé par le détroit d'Ormuz. Toutefois, la fermeture récente de ce passage stratégique a entraîné une flambée des prix du kérosène. Heureusement, le nouveau protocole entre Téhéran et Washington a permis de faire baisser ces tarifs.
D'après des analystes de l'énergie, tels que ceux du Groupe Argus, la résolution rapide de la crise serait essentielle pour stabiliser les marchés. "La réouverture du détroit d'Ormuz pourrait atténuer certaines des tensions actuelles sur le marché, mais nous devons être prudents", a déclaré un expert en énergie, avertissant que l'incertitude politique demeure un facteur clé dans cette dynamique.







