La tragédie s'est déroulée au sein de Miranda’s Rescue Animal Sanctuary, un refuge californien se présentant comme un sanctuaire "sans euthanasie". Selon Associated Press, les dépouilles de 117 chiens, certaines portant des blessures par balle, ont été retrouvées lors d'une perquisition.
Le bureau du shérif du comté de Humboldt a annoncé le 26 juin exceptionnellement avoir découvert 21 crânes de chiens, des centaines d'os, ainsi que 600 colliers et divers restes, lors de l'opération menée sur le terrain de 20 hectares situé à Fortuna.
Aucune poursuite judiciaire n'a encore été lancée contre le refuge, mais un message a été laissé à sa fondatrice, Shannon Miranda. Dans un communiqué sur le site internet du refuge, elle a plaidé en faveur de son travail, déclarant que les récentes critiques avaient entraîné une "image déformée" de leurs actions.
Blessures par balle
Shannon Miranda a insisté sur le fait que leur mission est de sauver autant d'animaux que possible tout en assurant la sécurité des familles et des autres animaux. Cependant, des allégations de maltraitance ayant conduit à l'ouverture d'une enquête ont soulevé des inquiétudes.
Les enquêteurs ont reçu des informations crédibles en avril, selon lesquelles des abus, notamment de cruauté et de fraude, auraient eu lieu au sein du refuge. Miranda’s Rescue tire des fonds de dons et des frais de transfert d'animaux, engendrant des questions sur la transparence de ses opérations.
Des défenseurs des animaux ont alerté les autorités, craignant que des conditions de vie inacceptables aient pu mener à de telles découvertes.
"Cette enquête ne fait que commencer, a averti le shérif. Nous avons beaucoup de données à analyser et de témoins à interroger."
Des dépouilles passées aux rayons X
Des analyses radiographiques ont révélé que de nombreux animaux étaient morts suite à des blessures par balle. Des restes à divers stades de décomposition ont également été mis au jour.
Shannon Miranda a déclaré : "Nous n’euthanasions pas les animaux juste pour faire de la place." Elle a néanmoins reconnu que dans certaines situations, l'euthanasie peut s’avérer nécessaire, notamment en cas de souffrance grave.
Elle a conclu que, dans ces cas exceptionnels, la décision serait prise de manière réfléchie, en équilibrant le bien-être animal et la sécurité publique.







