L'Unédic a déclaré, lors de son conseil d'administration du 30 juin, qu'aucune augmentation des allocations de chômage ne sera appliquée à partir du 1er juillet. La séance s'est soldée par un vote où les voix en faveur d'une revalorisation étaient à égalité avec celles s'y opposant, rendant toute décision impossible. La dernière revalorisation des allocations de chômage, d'un modeste 0,5 %, date du 1er juillet 2025.
Denis Gravouil, représentant de la CGT, a exprimé son indignation face à cette situation, qualifiant cela d' « outrance patronale ». Selon lui, les cinq organisations syndicales avaient proposé une revalorisation de 2,41 %, alignée sur l'augmentation du SMIC et l'inflation, mais celle-ci a été rejetée par le patronat. « Les règles de l'Unédic provoquent un blocage total : 25 pour et 25 contre n'aboutissent à rien », a-t-il précisé.
En France, bien que les salariés soient protégés contre le risque de chômage, un grand nombre de demandeurs d'emploi ne touchent pas d'allocations. Les personnes ayant travaillé insuffisamment longtemps ou bénéficiant d'un emploi à temps partiel en font souvent les frais. D'après les chiffres de l'Unédic, 2,7 millions de personnes étaient indemnisées au quatrième trimestre 2025, mais plus de la moitié d'entre elles percevaient moins de 1 000 € nets par mois, avec une allocation mensuelle moyenne de 1 040 €.
Les conséquences de cette décision sont inquiétantes pour les millions de chômeurs qui dépendent de ces aides. Les critiques sur le système de l'Unédic ne cessent d'augmenter, certains experts appelant à une réforme urgente pour mieux protéger les plus vulnérables. Selon Les Échos, le gouvernement est sous pression pour adapter ce dispositif face à la hausse du chômage, alors que l'inflation continue d'éroder le pouvoir d'achat des allocataires.







