L'Iran et les États-Unis ont annoncé la tenue de réunions cette semaine au Qatar, marquant une pause dans les hostilités qui ont secoué la région ces derniers jours. Cependant, Téhéran insiste sur le caractère technique des rendez-vous, tandis que Washington évoque des "réunions de haut niveau".
Ces discussions surviennent après des attaques réciproques, en dépit d'un protocole d'accord signé mi-juin pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient. Un responsable américain a confirmé que les deux parties ont convenu de cesser les attaques, posant un premier jalon vers un désarmement diplomatique.
Le président américain a déclaré sur son réseau Truth Social : "L'Iran a demandé une réunion. Elle aura lieu demain (mardi) à Doha !". Suite à cela, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a annoncé que des émissaires seraient envoyés sur place pour participer à ces pourparlers.
Un diplomate informé des discussions a confirmé à l'AFP qu'une rencontre avec des équipes techniques était prévue, notant que les "canaux de communication pour désamorcer les incidents sont opérationnels". La diplomatie iranienne, bien que d'abord réticente à confirmer une réunion, a finalement reconnu l'envoi d'une "délégation d'experts" pour discuter, tout en précisant qu'il n'y aurait pas de négociations directes.
- Frais de service -
Les tensions persistent autour du détroit d'Ormuz, vital pour le commerce maritime, où une réduction du trafic a été observée récemment après des attaques contre des navires. Selon des données de Kpler, seulement 29 bateaux ont traversé le détroit samedi, contre 12 dimanche, un chiffre alarmant qui pose une question sur la sécurité maritime dans cette région.
Téhéran maintient qu'il n'y aura pas de retour à la situation antérieure, où le passage était totalement libre, et menace des navires qui tenteraient de contourner les réglementations imposées. Les États-Unis, accusant l'Iran d’attaques, ont répondu par des frappes militaires, exacerbant la situation.
En parallèle, l'Iran et Oman revendiquent leur souveraineté sur le transit maritime dans le détroit, projetant d'introduire des frais de service, malgré la convention des Nations unies qui garantit la liberté de navigation. Un comité conjoint a été annoncé pour discuter de ces droits, avec une première réunion déjà réalisée, bien que la date reste floue.
Des opérations conjointes de déminage de la marine ont également été évoquées suite à des discussions entre le président français Emmanuel Macron et le sultan d'Oman, Haïtham ben Tariq. Ce dernier a plaidé pour une "navigation libre, sans conditions ni restrictions", incitant Téhéran à tempérer ses exigences et à ne pas aggraver les tensions.
- "détermination" du président libanais -
Au Liban, où Téhéran a imposé l'inclusion du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, les frappes israéliennes se sont intensifiées, entraînant des pertes humaines. Le président libanais, Joseph Aoun, a exprimé sa volonté de renforcer l'autorité de l'État en déployant l'armée aux frontières, une tâche ardu compte tenu de la puissance du Hezbollah.
Le Liban a été impliqué dans le conflit suite à des actions du Hezbollah en soutien à l'Iran. Ce cycle de violence a fait plus de 4 200 victimes, ce qui souligne l'urgence de trouver des solutions. Alors que la tension demeure élevée, l’avenir des discussions au Qatar reste incertain.







