La direction d'Airbus a exprimé sa volonté de réduire le télétravail, ce qui a généré un mécontentement croissant parmi les employés de l'avionneur en France. La CGT a lancé un appel à débrayer, prévoyant une mobilisation dès jeudi, pour la troisième semaine consécutive.
Dans une communication interne datée du 9 juin, le président d'Airbus, Guillaume Faury, a justifié cette décision en évoquant le besoin d'une présence physique sur le lieu de travail, déclarant que "les avions ne peuvent pas être construits à domicile". À partir de septembre, la direction souhaite instaurer une présence de quatre jours par semaine.
Appel à débrayer
L'initiative de la direction a suscité une forte opposition parmi le personnel, notamment ceux qui travaillent dans des services pouvant bénéficier du télétravail. Les syndicats signalent une "résistance" et une "colère" face à cette décision, car un accord d'entreprise, en vigueur jusqu'en 2028, permet aux employés de travailler à distance jusqu'à deux jours par semaine.
La CGT a organisé des rassemblements, et le 25 juin, près d'une centaine de personnes ont manifesté lors d'une première mobilisation. Parallèlement, la CFDT a prévu un rassemblement devant le bâtiment de direction à Blagnac.
La direction insiste sur le fait que la créativité et la collaboration nécessaires au développement de nouveaux produits nécessitent la présence des employés dans le même espace. "La conception de nouveaux produits dépend d'une réflexion collective qui est optimale lorsque les personnes se trouvent dans la même pièce", souligne Faury.
"Je compte sur vous tous pour soutenir cette orientation", a-t-il ajouté.
Cette situation met en lumière les tensions croissantes au sein d'Airbus, où la nécessité de réévaluer les politiques de travail à distance pourrait devenir un enjeu majeur dans les mois à venir, alors que l'entreprise fait face à un environnement d'affaires en constante évolution.







