Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz a dégringolé ce week-end, suite à l'attaque d'un pétrolier survenue samedi. Ce changement intervient alors que des tensions renouvelées entre les États-Unis et l'Iran auraient compromis un accord récent censé stabiliser la situation. D'après les données fournies par Kpler, 29 navires ont passé le détroit samedi, mais seulement 12 ont tenté leur chance dimanche, une chute significative par rapport aux 70 traversées enregistrées mercredi dernier.
L'incident, signalé par l'agence maritime britannique UKMTO, fait grimper la tension dans une région déjà volatile. La diminution du trafic maritime est un indicateur alarmant des répercussions économiques potentielles, alors que les experts craignent un effet domino sur le commerce international. François Delattre, ancien ambassadeur de France à l'ONU, a déclaré : "Nous observons un nouveau chapitre dans cette crise maritime qui pourrait menacer la sécurité énergétique mondiale".
Des navires escortés par la marine américaine
Malgré les risques, quelques navires ont continué à traverser un couloir sud, légèrement en dehors des eaux omanaises, selon les rapports de MarineTraffic. Ce site ne suit que les navires avec transpondeurs activés, ce qui signifie que d'autres mouvements pourraient ne pas être enregistrés. Par ailleurs, la semaine passée, HFI Research a rapporté qu’un nombre plus élevé de navires est entré dans le Golfe sans en sortir, une inversion saisissante des patterns habituels. Aucun navire n'a quitté le Golfe hier, tandis que plusieurs pétroliers ont été escortés par la marine américaine pour assurer leur sécurité.
Les répercussions économiques pourraient être significatives si ce ralentissement se prolonge. Le gouvernement iranien a déjà engagé des discussions avec Oman sur la gestion du détroit, un passage qu'il considère primordiale mais qui est également qualifié de "chemin maritime international" par Washington, qui refuse d'accepter des droits de passage.
Finalement, alors que les tensions continuent d'augmenter, la situation dans le détroit d'Ormuz reste à surveiller de près pour déterminer les impacts sur le trafic maritime mondial et la sécurité énergétique.







