Donald Trump a révélé lundi qu'une rencontre entre les délégations américaine et iranienne se tiendrait mardi au Qatar, suite à une demande de Téhéran, malgré la dénégation de cette affirmation par les autorités iraniennes.
Cette annonce survient alors que, selon un responsable américain, les deux nations ont convenu de suspendre leurs échanges de frappes, que ce soit sur le plan verbal ou militaire, en dépit d'un protocole d'accord signé récemment.
"L'Iran a demandé une réunion. Elle aura lieu demain à Doha!", a twitté Trump sur sa plateforme Truth Social.
Peu après, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré sur Fox News que les émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner se rendraient au Qatar cette semaine pour des négociations de haut niveau.
Un diplomate familier des négociations a confirmé à l’AFP qu'une réunion technique était en préparation pour les prochains jours, précédée par des canaux de communication ouverts pour désamorcer les tensions.
Cependant, le ministère iranien des Affaires étrangères a catégoriquement nié toute réunion, qualifiant ces informations d'"incorrectes".
- Frais de service -
Les tensions s'accumulent autour du détroit d'Ormuz, où le trafic maritime a été perturbé suite à deux récentes attaques de navires. Le week-end dernier, seulement 29 bateaux ont traversé le détroit, un chiffre bien en-deçà de celui des jours précédents selon les données de Kpler.
L'Iran maintient que la situation ne reviendra pas à la normale comme avant la guerre, et envisage des frais pour le passage des navires, mettant en péril le protocole signé qui vise à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Les États-Unis accusent l'Iran d'être responsable des attaques réciproques sur les navires, entraînant des bombardements israéliens en réponse, aggravant encore les tensions dans la région.
Oman, allié stratégique, a également annoncé une voie de navigation alternative temporaire, vue comme une initiative pour soutenir les marins bloqués dans le Golfe.
- Frappes israéliennes au Liban -
Pendant ce temps, le Liban a subi des frappes israéliennes ce week-end, même après la signature d'un accord à Washington pour une paix durable, mettant en lumière la fragilité de la situation au Moyen-Orient. Selon des sources locales, les frappes ont causé des pertes humaines, tandis que le Hezbollah reste déterminé à défendre son territoire.
Alors que le Hezbollah a été entraîné dans le conflit en mars, les tensions continuent de troubler les relations entre les puissances de la région. La situation demeure instable, et beaucoup espèrent que la réunion à venir pourra ouvrir la voie à une désescalade durable.







