La Bourse de Paris affiche une approche prudente mardi, malgré le rebond des valeurs technologiques observé à Wall Street et la baisse significative des prix du pétrole.
À 11H00, l'indice CAC 40 affichait une légère hausse de 0,27%, soit +22,21 points, se chiffrant à 8.389,54 points, compensant ainsi une partie des pertes de la veille où il avait chuté de 0,21% à 8.367,33 points dans un marché d'une faible activité.
L'INSEE a annoncé un ralentissement de l'inflation en France, tombant à 1,8% en juin, alors qu'elle était à 2,4% en mai, apportant un peu de répit aux investisseurs. Parallèlement, le prix du pétrole continue son déclin, se stabilisant à 72,69 dollars le baril de Brent (-0,63%).
Les analystes, comme John Plassard, insistent sur la prudence des investisseurs avant les discussions entre les États-Unis et l'Iran à Doha, ainsi que sur le symposium de Sintra et les statistiques sur l'emploi américain dévoilées jeudi, qui pourraient tous influencer les attentes concernant la politique monétaire.
Dans la foulée du rebond technologique de Wall Street, deux entreprises du secteur se sont illustrées parmi les meilleures performances : Schneider Electric, partenaire de Foxconn dans le secteur de l'IA, a vu son action grimper de 2,93% à 286,25 euros, tandis que STMicroelectronics a enregistré une hausse de 1,98% à 64,84 euros. Legrand a également fait bonne figure avec une augmentation de 2,39%, atteignant 147,95 euros.
En revanche, le secteur du luxe a subi des mouvements de vente, avec Kering perdant 5,12% pour atteindre 252,05 euros et LVMH enregistrant une baisse de 1,85% à 490 euros.
Les réactions des investisseurs se focaliseront désormais sur les interventions des banques centrales à Sintra, au Portugal, notamment celle de Christine Lagarde, présidente de la BCE. Celle-ci a justifié la hausse des taux de juin, affirmant sans ambages que cette stratégie était essentielle pour maîtriser l'inflation qui, sans cette intervention, pourrait rester au-dessus de l'objectif de 2% jusqu'en 2027 et 2028.
Joachim Nagel, président de la Banque fédérale d'Allemagne, a partagé une vision similaire, s'attendant à ce que l'inflation demeure durablement supérieure à l'objectif de 2%. Bien que des analystes de la Banque Postale Asset Management estiment qu'une politique monétaire plus restrictive ne soit pas actuellement nécessaire, la perspective d'une réunion plus agressive de la BCE en juillet reste une possibilité.
Notamment, hors CAC 40, Abivax, une biotech, a vu son action exploser de 33,61% à 111,30 euros suite aux résultats prometteurs concernant un traitement de la rectocolite hémorragique, renforçant ainsi l'intérêt des investisseurs pour la société.







