Les allocations d'assurance chômage ne connaîtront pas de revalorisation, comme l'a déclaré mardi l'Unédic, suite à une réunion de son conseil d'administration. Le vote s'est soldé par une égalité parfaite de 25 voix pour et 25 voix contre, rendant impossible toute décision favorable aux allocataires. La dernière augmentation date du 1er juillet 2025, avec une hausse de 0,5%.
Une réaction vive des syndicats
Denis Gravouil, représentant de la CGT, a exprimé sa déception auprès de l'AFP, qualifiant cette situation d'"outrance patronale". Selon lui, les cinq organisations syndicales avaient convenu d'une proposition de hausse de 2,41%, basée sur l'augmentation du Smic et les taux d'inflation des 12 derniers mois. Pourtant, le patronat a voté contre, ce qui a conduit à cette impasse.
En France, les travailleurs sont protégés en cas de chômage, mais tous ne bénéficient pas des allocations, surtout s'ils n'ont pas travaillé suffisamment longtemps ou occupent un poste à temps partiel. Selon l'Unédic, au quatrième trimestre 2025, 2,7 millions de personnes étaient indemnisées, dont la moitié touchait moins de 1.000 euros nets par mois. L'allocation moyenne mensuelle était de 1.040 euros.
Cette décision soulève des questions cruciales sur la politique sociale en France, surtout à une époque où la précarité et l'insécurité économique sont croissantes. Les syndicats continuent de revendiquer une revalorisation pour soutenir les plus vulnérables.







