Ce texte, qui marque un tournant pour les relations commerciales entre l'Amérique latine et l'Union européenne, a été approuvé à l'unanimité par la Chambre des députés paraguayenne. À présent, le Mercosur, qui inclut également l'Argentine, le Brésil et l'Uruguay, dispose d'une base solide pour établir la plus vaste zone de libre-échange au monde, après 25 ans de négociations.
Le député paraguayen Juan Manuel Añazco a salué ce document comme "historique", soulignant que près de 93 % des exportations du Mercosur pourront désormais entrer sur le marché européen sans droits de douane. Cet accord crée une zone de libre-échange englobant 30 % du PIB mondial et plus de 700 millions de consommateurs, facilitant l'accès pour des produits comme la viande bovine et le soja sud-américain sur le marché européen.
Un traité suspendu en Europe mais appliqué de manière provisoire
Le président paraguayen, Santiago Peña, a qualifié cet accord de décision stratégique au sein d'un environnement commercial international de plus en plus tendu. "Promouvoir la coopération entre des régions partageant des valeurs communes et une vision ouverte au commerce international envoie un signal fort", a-t-il déclaré lors d'une récente intervention.
"Faire progresser la coopération entre des régions qui partagent des valeurs et une vision ouverte au commerce international envoie un signal très important au monde", a-t-il affirmé.
Cependant, certains critiques, comme la présidente de la Chambre agriculture du Lot-et-Garonne, mettent en garde contre un "chamboulement de l'agriculture européenne", craignant que des produits à bas coûts n'entrent sur le marché européen sans respecter les normes strictes en vigueur. Cette opposition soulève des inquiétudes quant aux modalités de contrôle et d'application de l'accord.
Bien que l'application du traité ait initialement été suspendue suite à un vote du Parlement européen, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a récemment annoncé sa mise en œuvre de manière provisoire. Cette décision suscite des débats en France, où elle est perçue par certains comme une menace pour les agriculteurs locaux.







