Alors que le conflit au Moyen-Orient continue d’affecter les prix à la pompe, le gouvernement français envisage de soutenir les professionnels de la santé, notamment les infirmières. En effet, Maud Bregeon, ministre de l’Énergie et porte-parole du gouvernement, a déclaré que «si la crise dure et s’aggrave, on ne s’interdit pas d’aider ces professions du soin».
Cette aide pourrait s’inscrire dans une série de mesures déjà envisagées pour faire face à la forte hausse des prix des carburants, où le gazole a atteint 2,20 euros le litre et l’essence frôle les 2 euros. La ministre a évoqué la possibilité d'étendre le dispositif du «leasing social», permettant l’acquisition d’un véhicule électrique à des tarifs abordables. «On réfléchit à étendre ce service», a ajouté Bregeon.
Cette initiative sera discutée lors d’une réunion à Matignon, où le Premier ministre a demandé à ses ministres de trouver des solutions pour électrifier l’économie et réduire la dépendance envers les hydrocarbures importés. Selon le quotidien Le Figaro, ces nouvelles mesures pourraient être financées par des «surplus» fiscaux générés par l’augmentation des prix des carburants.
D’un côté, des voix s’élèvent de plus en plus haut dans les médias, réclamant un soutien plus direct aux secteurs touchés. Marylise Léon, présidente de la CFDT, a souligné sur RTL l'importance de soutenir les «aides à domicile et les agents de la fonction publique», qui dépendent de leurs véhicules pour travailler. Une position partagée par la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), qui appelle également à l’activation de mesures exceptionnelles et ciblées.
En dépit de la nécessité pressante d’étendre le soutien gouvernemental, l’État a pour l’instant limité ses aides aux secteurs les plus touchés, avec une enveloppe de 70 millions d’euros déjà allouée à des domaines tels que le transport et l’agriculture. En parallèle, des options de chômage partiel sont également envisagées pour aider les entreprises affectées par la flambée des prix.







