Ce vendredi, l'avocat général Philippe Pique a demandé une peine sévère de quatorze ans de réclusion criminelle à l'encontre de trois anciens membres de l'équipe de rugby de Grenoble. Ces derniers sont accusés d'avoir violé une étudiante bordelaise de 20 ans dans un hôtel de Mérignac, après des faits survenus lors d'une soirée qui avait suivi un match de Top 14 où l'alcool était abondant.
Lors du premier procès à Bordeaux, le pilier irlandais Denis Coulson et le talonneur français Loïck Jammes avaient été condamnés à cette peine maximale, tandis que le troisième ligne néo-zélandais Rory Grice avait écopé de douze ans. Le procès en appel se déroule à huis clos, rendant les échanges publics rares.
Des réactions divergentes des avocats
« Nous sommes stupéfaits par la sévérité de la demande », a déclaré Me Denis Fayolle, représentant Rory Grice, qui plaidera pour l'acquittement. À l'inverse, les avocats de la plaignante, Maîtres Grégoire Mouly et Gaessy Gros, ont déclaré : « Peu importe la peine, tant que les accusés sont condamnés et que notre cliente est reconnue comme victime ».
Les plaidoiries des sept avocats de la défense ont lieu cet après-midi, et le verdict est attendu dans les heures qui suivront. Cette affaire met en lumière des thèmes lourds de violences sexuelles et de la nécessité d'une justice équitable pour les victimes, un point souvent abordé par les experts et la société civile.
Comme l'indiquait Sud Ouest, cette affaire est révélatrice des conséquences dévastatrices des agressions sexuelles et a suscité une onde de choc dans la communauté rugby.
Il reste toutefois à voir comment ces événements influenceront l'opinion publique sur la prise en charge des victimes de viol dans le sport.







