Ce mardi 31 mars, les forces de l'ordre de Rennes ont porté un coup décisif à un réseau expansif de trafic de drogues et de proxénétisme. Au total, neuf individus, y compris deux mineurs, ont été arrêtés dans la région rennaise, et un suspect a été appréhendé en Guadeloupe, a indiqué le procureur de la République dans un communiqué. Le réseau, actif sur diverses plateformes numériques, proposait ses services sous l'appellation Qualishop.
Les investigations ont révélé une logistique complexe où plusieurs livreurs sont responsables de la distribution de produits illicites à travers l'Ille-et-Vilaine ainsi que dans le Morbihan, les Côtes d'Armor et la Manche. Le réseau est également accusé de proxénétisme, traite des êtres humains et blanchiment d'argent.
Les enquêteurs ont notamment identifié un couple jeunes adultes, d'origine afghane et roumaine, suspectés de diriger le groupe criminel et de toucher les bénéfices issus de ce trafic, tandis qu'un autre couple roumain aurait aidé à gérer les vitrines en ligne où étaient vendus les produits stupéfiants.
Les interpellations ont été orchestrées par l'antenne OFAST de Rennes, la Division de la Criminalité Organisée et Spécialisée d'Ille-et-Vilaine, ainsi que le Groupe Interministériel de Recherches de Rennes. Lors des perquisitions, les agents ont saisi la somme de 65 000 euros, 25 kilos de diverses drogues (telles que résine de cannabis, ecstasy, kétamine, et cocaïne), ainsi que des armes à feu et des articles de luxe.
Sur les dix individus placés en garde-à-vue, âgés de 16 à 45 ans, sept ont depuis été présentés au procureur de la République. Les deux mineurs, qui jouaient un rôle dans la gestion des vitres numériques et la protection des travailleuses du sexe, ont été envoyés dans un Centre Éducatif Fermé. Tandis que l'un des suspects a déjà été condamné à 18 mois d'emprisonnement, les autres seront jugés le 20 mai. Le couple présumé à l'origine de cette opération criminelle est désormais en détention provisoire.
Il est à noter que trois des personnes impliquées dans cette affaire avaient déjà des antécédents judiciaires pour des infractions liées aux stupéfiants ou aux atteintes aux personnes, a précisé le procureur de la République.







