Le président de la Coordination des harkis dans le Gard, Mathieu Arrag, a été victime d'une agression violente dans les rues de Nîmes, ce lundi 20 avril, un incident confirmé par nos confrères d'Objectif Gard.
Selon les premiers rapports, les faits ont eu lieu vers 17h30 dans le quartier Clos d'Orville. Après une panne de voiture, M. Arrag a été approché par quatre jeunes qui lui ont proposé leur aide. Toutefois, une fois la voiture déplacée, ils lui ont demandé de l'argent. Face à son refus, ils ont commencé à le frapper, rejoints ensuite par un cinquième individu avant de prendre la fuite en voiture.
Un témoin de la scène a réussi à enregistrer l'incident, permettant ainsi aux forces de l'ordre de relever la plaque d'immatriculation du véhicule des agresseurs. L'un des suspects, un homme d'une vingtaine d'années, s'est rendu au commissariat peu après les faits, tandis que les autres individus n'avaient pas encore été interpellés.
Le motif de cette agression reste flou. Était-ce un acte de chantage ou une attaque ciblée liée à sa fonction de président de la Coordination des harkis ? Une enquête pour violences en réunion a été ouverte, comme l'ont rapporté plusieurs médias locaux, suscitant l'inquiétude et l'indignation au sein de la communauté.
Des experts en sécurité soulignent l'importance de ne pas banaliser ce genre d'attaques, qui mettent en lumière des problématiques sociales et communautaires plus larges. Jean-Pierre Dupont, sociologue à l'Université de Montpellier, a déclaré : "Cet incident illustre les tensions qui existent parfois dans nos quartiers. La violence ne devrait jamais être une solution, quelle que soit la situation." La Coordination des harkis du Gard a également exprimé son souhait de voir la lumière faite sur cette affaire.







