À Soustons et dans ses communes voisines, une tradition attire autant la ferveur que les rivalités : celle de planter un "mai" en l’honneur des élus. Toutefois, ce rituel joyeux a récemment pris une tournure fâcheuse lorsque, dans la nuit du 30 avril au 1er mai, le mai 2027 de Soustons, habilement décoré par le nouveau maire Philippe Saint-Martin, a été abattu par une bande rivale au cours d’un acte de sabotage.
La pratique de couper les mais des villages voisins, bien que légendaire, a laissé les habitants de Soustons abasourdis. "Ils l’ont coupé à la hache, a révélé Nelly Dubertrand, conseillère dédiée à l'attractivité locale. Ils ont même filmé la scène et ont partagé la vidéo avec notre groupe de mayés." Ces actes de vandalisme nocturne semblent devenir une habitude bien ancrée dans la région.
"Cela n’a rien de festif ni de respectueux. Je condamne clairement cette habitude", a également exprimé le maire Philippe Saint-Martin, visiblement déçu par cet incident. Pour Nelly Dubertrand, la situation est d’autant plus frustrante que l’organisation du mai requiert un investissement considérable en temps et en énergie. "Cela aurait pu être dangereux, car la bande rivale a laissé le pin sur la route. Nos mayés ont dû revenir pour sécuriser leur tradition", a t-elle ajouté.
Une tradition en péril ?
Alors que l’événement qui célèbre la mayade demeure prévu pour le 14 mai, des tensions persistent parmi les mayés. Dans une perspective de prévention, il est même envisagé de porter plainte à l’encontre des auteurs de ce sabotage, selon des sources locales. Selon plusieurs experts en sociologie, ce genre de rivalité pourrait nuire à la culture locale si elle continue de se banaliser.
En conclusion, la tradition de la mayade, bien que résiliente face à des menaces comme le nematode du pin, se retrouve aujourd’hui confrontée à des actes de sabotage qui pourraient entacher son essence festive. La communauté espère que cet incident ne marquera pas le début d'une guerre des mais.







