Dans la petite commune de Lucenay, la tragédie des "soirées pyjamas" a pris une tournure inédite. Romain G., âgé de 40 ans, régisseur dans le milieu du cinéma, est accusé d’avoir abusé sexuellement de 34 enfants, âgés de 2 à 9 ans. La procureure de Villefranche-sur-Saône, Laetitia Francart, rappelle les détails glaçants de cette affaire dans un récent communiqué.
Cette sombre affaire a émergé en décembre 2024, lorsque plusieurs enfants ont commencé à confier à leurs parents des incidents troublants. Les enquêtes ont révélé que Romain G. avait sauvegardé une quantité effroyable de preuves : 127 vidéos et 197 photographies documentant des agressions, certaines de ses victimes étant endormies. "L’homme a reconnu la majorité des faits”, a indiqué le parquet.
Une attirance troublante et méthodique
Selon des sources comme Le Monde, le prédateur a ciblé des enfants fréquentant l'école de ses propres enfants. Les investigations ont mis à jour des abus commis sous le prétexte de célébrations familiales ou de moments de jeu.
L’horreur toucherait encore plus de familles : la procureure a précisé que les infractions commises varient d’un enfant à l’autre, rendant le tableau encore plus sombre. Romain G. a utilisé une caméra cachée dans un réveil pour filmer ses actes, un comportement qui souligne la planification minutieuse de ses actions.
Une réaction glaçante
Après un premier interrogatoire où il a nié les faits, il a tenté de mettre fin à ses jours, une détresse révélatrice de l’ampleur de ses actes. Récemment, il a déclaré : "Je pense être né comme ça", une affirmation qui témoigne de sa lutte avec ses penchants.
Une plainte initiale avait été déposée par trois familles, mais les investigations se sont intensifiées avec la découverte de nouveaux fichiers, augmentant le nombre de victimes identifiées. En mars 2025, une cellule psychologique a été mise en place à l’école pour aider les enfants affectés par ces événements.
Un soutien aux victimes
Des organisations telles que Tandem et l’Unité d’Accueil Pédagogique des Enfants en Danger (UAPED) ont été sollicitées pour accompagner les familles touchées. La maire de Lucenay n’a pas voulu commenter, laissant la communauté dans un état de choc continu.
Les autorités judiciaires prévoient une réunion d’information pour rassurer les parents et leur expliquer les prochaines étapes du procès, qui promet d’être long et complexe.







