La Bourse de Paris a clos sur une note positive jeudi, quelques jours avant la fête du Travail, encouragée par Engie qui a compensé le déclin des valeurs bancaires et des constructeurs automobiles. Cette évolution intervient dans un contexte marqué par des fluctuations importantes des prix du pétrole.
L'indice phare, le CAC 40, a enregistré une hausse de 42,71 points (+0,53%), atteignant ainsi 8.114 points. Mercredi, il avait clôturé en baisse, perdant 31,96 points (-0,39%) pour s'établir à 8.072,13 points.
Les investisseurs ont semblé se rassurer à la fin de la séance, coïncidant avec une baisse des prix du pétrole. Peu avant 19H00, le baril de Brent a reculé de 3,35%, se négociant à 114,08 dollars, après avoir atteint un sommet au-delà de 126 dollars plus tôt dans la journée.
Ce pic des prix du Brent avait été observé pour la dernière fois en début d'année précédente, lorsque l’invasion russe de l'Ukraine avait provoqué une flambée des cours. À cet instant, le CAC 40 était nettement en territoire négatif.
"Les inquiétudes d'une escalade du conflit entre les États-Unis et l'Iran ont initialement propulsé les cours, mais le marché s'est stabilisé par la suite", a déclaré Kathleen Brooks, directrice de recherche chez XTB.
Les investisseurs semblent avoir été rassurés après la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) qui a maintenu son taux de dépôt à 2%.
Malgré des avertissements de Christine Lagarde, présidente de la BCE, sur l'intensification des risques liés à l'inflation et à la croissance, les marchés ont choisi d'ignorer ces signaux d'alerte. Les analystes de Capital Economics estiment qu'à moins d'une chute significative des prix énergétiques ou d'un net ralentissement des indicateurs économiques, une hausse des taux de 25 points de base dès juin serait envisagée.
Côté performances individuelles, Engie s'est imposé en tête des gagnants avec une progression de 4,93% à 28,07 euros. Le groupe de semi-conducteurs STMicroelectronics a également connu une belle journée, enregistrant une hausse de 2,90% à 46,02 euros.
À l'inverse, le secteur bancaire a été moins porteux, BNP Paribas affichant un recul de 1,41% à 89,23 euros, et ce malgré l'annonce d'un bénéfice net record pour le premier trimestre. Le Crédit Agricole, bien que publiant des résultats en progression, a vu son action chuter de 3,66% à 16,60 euros.
Dans l'automobile, Stellantis a enregistré la plus forte baisse de la journée, perdant 6,40% pour se stabiliser à 6,22 euros, tandis que Renault a également connu une légère baisse de 0,33% à 29,77 euros.







