Dans une affaire troublante qui a secoué le secteur de la santé, un kinésithérapeute opérant dans un Ehpad du Val d’Aigoual, dans le Gard, a été reconnu coupable de facturation frauduleuse. En à peine 1h30, ce praticien aurait réussi à facturer des soins à 20 à 30 patients, une prouesse jugée "techniquement impossible" par le directeur de l'établissement.
Ce dernier, qui a alerté les autorités, a précisé que les actes avaient été facturés sans avoir été réalisés. Selon des rapports, les caisses d'assurance maladie, y compris la CPAM et la MSA, ont découvert que près de 120 000 euros avaient été indûment facturés pour des soins qui n'ont jamais eu lieu. Au total, 49 assurés ont été identifiés comme victimes de cette escroquerie.
Le tribunal d'Alès a jugé le kiné en son absence, ce dernier étant désormais en Israël après avoir pris des mesures pour se déclarer insolvable, comme l'a souligné le procureur Quentin Larroque. L'avocat de l'accusé, Me Jean-Marc Darrigade, a détaillé le parcours professionnel du kinésithérapeute, affirmant qu'après 35 ans de carrière, il aurait subi une dégradation mentale suite à des événements traumatisants.
Il a été condamné à 12 mois de prison avec sursis, à une amende de 20 000 euros, et a l’obligation de rembourser l'intégralité des sommes escroquées. Cette affaire soulève d'importantes questions sur la surveillance des professionnels de santé dans des établissements de soins, et pourrait inciter des réglementations plus strictes pour éviter de telles situations à l'avenir.
Les experts s'accordent à dire que la confiance dans le secteur de la santé est primordiale. Un représentant de l'Ordre des kinésithérapeutes a déclaré : "Des cas comme celui-ci ternissent l'image de la profession et soulignent l'importance d'une vigilance accrue face aux actes frauduleux." L'espoir demeure que cette affaire serve d'appel à une réévaluation des protocoles de facturation et d'une meilleure surveillance des établissements de soins.







