Le tribunal de Privas a ouvert ses portes ce lundi 19 janvier pour examiner une affaire délicate d'abus frauduleux impliquant le père Bernard Domini, figure emblématique de la Famille Missionnaire Notre-Dame. À la tête de cette communauté religieuse située à Saint-Pierre-de-Colombier, le père Domini espère voir l'audience reportée en raison de l'absence de documents essentiels.
En effet, les avocats de la défense ont affirmé que près de 9000 pages de preuves n'ont pas été fournies à temps par la juridiction de Privas, arguant que chaque détail est crucial dans ce dossier complexe. Évoquant le manque d'informations, l'un des avocats a déclaré : "Chaque interstice doit être examiné, car tout est contestable." Cette assertion a suscité des débats au sein de la cour.
De leur côté, les avocats représentant les victimes présumées se sont fermement opposés à une éventuelle délocalisation de l'audience, tandis que la procureure de la République a plaidé pour le maintien du calendrier prévu. "Vos arguments sont anachroniques et dépassés", a-t-elle insisté, mettant en lumière l'urgence et la nécessité de faire avancer la justice.
Par ailleurs, d'autres demandes ont surgi, notamment celle d'éventuellement déplacer l'audience dans une autre région, ce qui a alimenté les tensions. Le tribunal devra maintenant décider si ces trois jours d'audience se dérouleront comme prévu ou s'il faudra envisager un report.
La Famille Missionnaire, qui n'est pas étrangère aux controverses, se trouve au cœur d'un procès qui pourrait influencer ce qu'il reste de sa réputation. Alors que les témoignages affluent, la question se pose : le tribunal peut-il faire éclater la vérité dans cette affaire où se mêlent croyance et manipulation ? Selon des experts, ce procès pourrait avoir un impact non seulement sur la communauté, mais aussi sur la perception des mouvements religieux en France, où les abus de pouvoir sont de plus en plus scrutés.







