L'essentiel
Les forces de l'ordre françaises ont mené une opération d'envergure contre la DZ Mafia, une organisation criminelle réputée. Le parquet de Marseille a confirmé que 42 individus ont été placés en garde à vue à la suite de cette vaste offensive sur plusieurs départements, dont les Bouches-du-Rhône, le Var, le Vaucluse et le Gard.
Ce mardi 10 mars, la Juridiction inter-régionale spécialisée (Jirs) a orchestré cette action qui a significativement perturbé les activités de la DZ Mafia, un groupe qui monopolise le trafic de drogue à Marseille et dans le sud du pays. Selon une source proche de l'enquête, cette organisation ne se limite pas au commerce illégal, mais agit également comme prestataire pour d'autres groupes criminels, suggérant que ses services peuvent être utilisés pour des règlements de comptes ou d'autres types d'opérations douteuses.
Des figures emblématiques de la DZ Mafia parmi les interpellés
Parmi les personnes arrêtées figurent des chefs présumés de l'organisation : Amine O., alias "Mamine", Gabriel O., né "Gaby", et Madhi Z., surnommé "La Brute". Le Parisien a rapporté qu'un avocat de Lyon, soupçonné de corruption et d'avoir facilité les opérations de la DZ Mafia en prison, a également été interpellé.
Étonnamment, certains suspects ont été extraits des établissements pénitentiaires dans le cadre de cette opération. Le parquet prévoit de tenir une conférence de presse à la suite des gardes à vue pour donner plus de détails sur cette affaire.
Les spécialistes estiment que la DZ Mafia, bien que désignée comme telle, ne fonctionne pas comme une mafia traditionnelle avec une hiérarchie fixe. Au contraire, elle s'apparente à une structure opportuniste, où les recrutements s'effectuent via les réseaux sociaux, allant de simples guetteurs à des tueurs à gages.
Un analyste de la sécurité a décrit la DZ Mafia comme une "hydre" ; une organisation sans véritable direction, mais plutôt un rassemblement opportuniste d'individus, tant en prison qu'à l'extérieur. Cela soulève des préoccupations sur la manière dont ces groupes recrutent et s'organisent, rendant la lutte contre la criminalité organisée encore plus complexe.







