Lors d'une réunion du Conseil des ministres tenue le 6 avril, Lee Jae Myung, président de la Corée du Sud, a exprimé ses excuses à Pyongyang pour les actions d'individus ayant envoyé des drones en territoire nord-coréen, qu'il a qualifiées d'"irresponsables".
"Bien que notre gouvernement n'ait pas voulu créer de tensions, nous ressentons un profond regret pour les tracas militaires occasionnés par ces actes imprudents", a déclaré Lee lors de cette réunion.
Kim Yo Jong, la sœur influente de Kim Jong Un, a salué cette initiative comme une "sage décision", soulignant l'importance du dialogue dans le climat de tensions militaires actuel.
Une réponse potentiellement agressive en cas de récidive
Rappelons qu'en janvier, la Corée du Nord a annoncé avoir abattu un drone, signalant une promesse de "réaction sévère" en cas de nouvelle infraction. Trois citoyens sud-coréens ont même été inculpés suite à cet incident marquant.
Lee Jae Myung a souligné que des membres des forces nationales étaient impliqués dans ce fiasco, ce qui démontre le sérieux des conséquences de ces actes.
Vers un rétablissement des relations bilatérales ?
Depuis son accession au pouvoir, Lee Jae Myung a manifesté son désir de rétablir un dialogue avec le Nord. Cependant, Kim Jong Un, qui considère Séoul comme un "ennemi", a jusqu'à présent ignoré les dons d'apaisement de son homologue sud-coréen.
Les deux nations restent techniquement en guerre depuis la guerre de Corée (1950-1953), ayant seulement conclu un armistice et non un traité de paix définitif, renforçant ainsi l'importance de tout signe de rapprochement.







