Suite aux menaces des États-Unis à l'encontre des infrastructures civiles en Iran, Israël a annoncé avoir bombardé le principal complexe pétrochimique du pays, situé à Assalouyeh, le 6 avril. Donald Trump a prolongé son ultimatum jusqu'à mardi soir, en attendant sa prochaine conférence de presse.
Les espoirs d'un cessez-le-feu au Moyen-Orient s'évanouissent rapidement. Bien que le Pakistan ait proposé un plan de trêve aux États-Unis et à Israël, les chances d’une résolution pacifique s'amenuisent tant que les combats persistent. Selon Huffpost, cette initiative est peu probable dans le contexte actuel de tensions croissantes. Dernièrement, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a indiqué que les frappes avaient ciblé un complexe pétrochimique important, responsable d'environ la moitié de la production pétrochimique iranienne.
Les risques des menaces sur les installations nucléaires
Dans un communiqué, la société nationale des industries pétrochimiques a répondu à la récente attaque en qualifiant d’"ennemi américano-sioniste" [Israël] le responsable des attaques contre leurs infrastructures. Dimanche, Donald Trump avait menacé de frapper des centrales électriques et des ponts en Iran, aggravant encore la situation.
Concernant les conséquences des hostilités sur les sites civils, Mirjana Spoljaric, présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), a dénoncé les "menaces délibérées" sur ces infrastructures. Elle a souligné que "toute guerre menée sans limites est incompatible avec le droit international", et a averti des dangers potentiels pour les installations nucléaires, où une erreur pourrait avoir des effets dévastateurs pour les générations futures. Dans l'attente de la conférence de presse de Trump prévue à 19h (heure de Paris), le climat demeure chargé de tensions et d'incertitudes.







