Les scientifiques s'interrogent sur l'histoire de l'eau sur Mars, notamment son potentiel ancien océan. Pour ce faire, ils ont utilisé la méthode d'assèchement virtuel des océans terrestres, soutenue par leurs implications géologiques.
Comme l'explique Sud Ouest, plutôt que de se concentrer sur les plages, ils suggèrent que le véritable indicateur de la présence d'un océan réside dans le plateau continental, une caractéristique stables au fil du temps, contrairement aux rivages érodés. Les géologues Abdallah S. Zaki de l'université Jackson au Texas et Michael P. Lamb de l'université du Minnesota ont présenté leurs conclusions dans Nature.
Poussée des volcans et vestiges marins
Sur Mars, un ancien plateau côtier pourrait être niché entre 1 800 et 3 800 mètres sous le niveau moyen de la planète. Les plaines nord et les hautes terres sud présentent des traits géologiques profondément marqués qui pourraient provenir d'un océan ayant autrefois recouvert un tiers de la planète. Ces structures sont différentes de celles que nous trouvons sur Terre, évoquant une histoire de volcanisme et de déformations tectoniques dans une région appelée Tharsis.
Les altitudes variées sugèrent que le passé aquatique a pu présenter des paysages sous-marin analogues aux nôtres, bien que différentes. Le jeu de l'érosion a laissé des deltas martiens indiquant la hauteur des niveaux d'eau passés, fournissant des indices essentiels sur ce qui pourrait se cacher sous ces eaux disparues.
Même sans la tectonique des plaques, l'eau joue un rôle crucial dans la formation du paysage martien. Ainsi, la modélisation des océans terrestres offre des clés pour déchiffrer les contours de l'ancien océan martien, et aidera potentiellement à cartographier son environnement sous-marin disparu.







