Un bateau de croisière, suspecté d'être à l'origine d'une épidémie d'hantavirus, a quitté sa position au large du Cap-Vert pour naviguer vers Tenerife, dans les îles Canaries. Attendu dans les jours à venir, le navire sera soumis à une évacuation organisée des passagers.
Selon les annonces du ministre de l'Intérieur espagnol, l'évacuation des passagers débutera le 11 mai. À moins de situations critiques, tous les touristes étrangers sont attendus pour un rapatriement après leur arrivée aux Canaries. L'inquiétude persiste à la suite du décès d'un passager, qui, selon KLM, avait brièvement été à bord d'un vol reliant Johannesburg aux Pays-Bas avant d'être débarqué.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a évalué le risque lié à ce foyer d'hantavirus comme étant "faible" pour le reste de la population mondiale, apportant une certaine tranquillité dans ce contexte inquiétant.
En réponse à cette situation, l'Argentine s'apprête à envoyer des spécialistes à Ushuaïa, lieu d'origine du navire, où des rongeurs seront capturés et analysés à la recherche d'une potentielle présence du virus. Cela s'inscrit dans un cadre plus large de traçage des parcours des deux passagers néerlandais décédés, afin de mieux comprendre les origines exactes du foyer.
Cette affaire met en lumière les risques liés aux épidémies à bord des navires de croisière, où la proximité entre les passagers peut amplifer la transmission de maladies. Alors que l'évacuation est en route, les autorités surveillent la situation de près pour garantir la sécurité des passagers et du personnel.







