Le MV Hondius, navire de croisière, fait actuellement route vers l'Espagne, le 7 mai. Alors que trois passagers ont perdu la vie et trois autres ont été évacués, les occupants du bateau demeurent confinés à bord, les autorités sanitaires s'efforçant de trouver l'origine de cette épidémie.
Le navire avait quitté son mouillage près du Cap-Vert mercredi en direction des îles Canaries. Les spécialistes tentent de retracer la source de l'hantavirus, qui se manifeste par de la fièvre accompagnée de symptômes respiratoires et cardiaques. Selon Anaïs Legand, experte de l'Organisation Mondiale de la Santé, il est probable que la contamination ait eu lieu avant le départ. "La période d'incubation est d'environ deux à trois semaines. Le passager ayant embarqué le 1er avril et tombé malade le 6 avril ne pourrait pas avoir contracté le virus à bord ou sur une île," affirme-t-elle.
Une transmission moins virulente que le coronavirus
En Argentine, les scientifiques examinent les racines de cette épidémie croissante, avec un doublement des infections au hantavirus ces deux dernières années, exacerbées par les effets du réchauffement climatique. Daisy Morinigo, dont le fils de 14 ans a succombé au virus, indique : "On pensait d'abord qu'il s'agissait de la dengue, en raison des symptômes similaires, mais il y avait des différences. Les médecins étaient perplexes."
Bien que l'hantavirus soit responsable de deux décès parmi cinq cas, il se transmet plus difficilement que le coronavirus. À ce stade, les experts n'estiment pas qu'il existe un risque d'épidémie mondiale. Cependant, la vigilance demeure de mise face à la situation actuelle.







