Pékin et Washington envisagent, d'après The Wall Street Journal, d'initier un dialogue sur le développement de l'intelligence artificielle (IA), notamment en raison des risques accrus en matière de cybersécurité. Ce sujet pourrait être au cœur de leur prochaine rencontre prévue en Chine les 14 et 15 mai.
"Les États-Unis et la Chine, en quête de mécanismes pour prévenir une escalade de leur rivalité sur l’intelligence artificielle, craignent un dégagement de tensions pouvant mener à une crise que ni l'un ni l'autre ne saurait maîtriser," rapporte le quotidien économique. Malgré un dialogue amorcé sous l'administration Biden, les avancées demeurent limitées et les risques se sont intensifiés, souligne le journal.
Des experts s’interrogent sur les résultats potentiels de ce dialogue, évoquant la possibilité d’établir une ligne de communication dédiée à l’IA. Une telle démarche pourrait contribuer à sécuriser les échanges, d’autant plus qu’existe déjà une ligne téléphonique pour des échanges en matière de défense, mais "Pékin a souvent montré une certaine réticence à l'utiliser".
Un ennemi commun
Dans les pages du New York Times, Thomas Friedman a récemment plaidé pour l’instauration de ces garde-fous, arguant contre les utilisations malveillantes de l'IA. Il attire l'attention sur des modèles récents, comme le modèle Mythos, capables de détecter des vulnérabilités dans les systèmes de sécurité, exposant ainsi de petits acteurs à de grandes possibilités de nuisance.
Friedman affirme ainsi : "La Chine et les États-Unis ont un ennemi commun - et ce n'est pas l'Union soviétique", faisant allusion à la convergence stratégique des deux pays dans les années 70 face à Moscou. Comme l'a anticipé The Economist, le "moment Mythos" semble marquer un tournant pour la Maison-Blanche. Historiquement favorable à un régime de laissez-faire, l’administration Trump envisage désormais la création d’une agence de contrôle pour réguler les nouveaux modèles d’IA, afin de prévenir d’éventuels risques, a rapporté The Wall Street Journal le 4 mai.
Le ministère du Commerce, quant à lui, a signé des accords avec des géants tels que Google DeepMind, Microsoft et xAI, comme l'a rapporté le The Guardian, pour évaluer les versions opérationnelles de leurs modèles d'IA avant leur lancement public.







