Invité sur Franceinfo, Gabriel Romanelli, le curé de la seule paroisse catholique de Gaza, a dressé un tableau alarmant de la situation sur le terrain. Après deux ans et demi de conflit, l'état des habitants de l'enclave palestinienne est désespéré, malgré le fragile cessez-le-feu instauré le 10 octobre 2025 entre Israël et le Hamas.
Dans un témoignage poignant, le père Romanelli a déclaré que "la situation reste terrible", et que "les personnes vivent une détresse énorme". Son récent ouvrage, Les Ruines et la lumière (éditions du Rocher), aborde les conséquences dévastatrices du conflit sur les populations locales.
Bien que des produits de première nécessité commencent à affluer à Gaza, il souligne que "nous devons acheter les choses à prix d'or, et les banques demeurent fermées... La situation est dramatiquement critique, surtout sur le plan médical". De nombreux habitants sont anxieux face à l’absence de soins adéquats dans un contexte économique catastrophique.
Des experts de l’ONU partagent également cette préoccupation, rappelant que l'accès à l'eau potable et aux soins de santé est devenu un véritable défi. Selon un rapport d'une ONG humanitaire, environ 80% de la population dépend de l'aide étrangère, et les besoins croissent de jour en jour.
En conclusion, le père Gabriel Romanelli appelle à une mobilisation générale afin d'améliorer la situation dramatique des Gazaouis. Il insiste sur le fait que le soutien international doit être renforcé, soulignant que "l'aide qui arrive n'est pas suffisante". La communauté internationale doit agir rapidement, car chaque jour compte pour des milliers de vies.







