Ce mardi 19 mai, lors d'une séance à l'Assemblée nationale, Sébastien Lecornu, le ministre des Armées, a déclaré qu'il était nécessaire d'envisager une "remise à jour" des six milliards d'euros de gels et d'annulations de crédits instaurés pour atténuer les retombées économiques de la guerre au Moyen-Orient. Jeudi, il tiendra une conférence de presse durant laquelle il annoncera un "nouveau paquet" d'aides destiné aux mois à venir.
Durant son intervention, Lecornu a affirmé : "C'est une guerre, et je pense que les 6 milliards d'euros que nous avons documentés devront être réévalués, évidemment, dans les temps qui viendront." Ses propos ont été suscités par une question du député Laurent Marcangeli, leader du groupe Horizons.
À Matignon, un proche de Lecornu a expliqué que cette "remise à jour" des finances publiques n'impliquait pas nécessairement une augmentation des crédits gels, mais plutôt une réorganisation dans leur allocation. Lors de la conférence de presse programmé pour le jeudi 21 mai, le ministre discutera des conséquences économiques de ce conflit qui entraîne une flambée des prix des carburants et affecte de nombreux secteurs économiques. Il présentera également des aides pour les secteurs les plus touchés, notamment l'agriculture, la pêche et le bâtiment.
Le besoin de "changer d'échelle" face à la situation
Mi-avril, le gouvernement avait annoncé un objectif de six milliards d'euros d'économies envisagées d'ici 2026, réalisables par des gels de crédits ou des "annulations ciblées". Cette économie aurait un impact de quatre milliards d'euros sur l'État et deux milliards sur le secteur social, selon des sources gouvernementales.
De plus, plusieurs experts économiques, comme Alain Trukowski de l'Institut Montaigne, soulignent que ces mesures doivent être pensées en tenant compte des répercussions durables de la guerre sur l'économie française. "Il est crucial que le gouvernement adapte ses stratégies en fonction de l'évolution de la situation internationale", avertit-il. Cette attention à la gestion des finances publiques sera au cœur des préoccupations dans les mois à venir, alors que la guerre continue d'impacter les marchés mondiaux.







