Le président français a exigé une enquête rapide afin de déterminer les responsabilités dans le meurtre de la collégienne dans le Gers.
« Il est évident qu'il y a un dysfonctionnement » dans le cadre de l'affaire Lyhanna, a affirmé Emmanuel Macron le 5 juin 2026, lors de son déplacement au Monténégro pour un sommet entre l'Union européenne et les pays des Balkans. Le président a insisté sur le fait qu'il ne souhaite « entendre aucun prétexte concernant les ressources déployées ». Il réclame des enquêtes administratives «迅速» afin d'identifier «les défaillances collectives, systémiques et, le cas échéant, individuelles » et de prendre les mesures appropriées.
Un jour après la découverte tragique d'un corps, le Premier ministre Sébastien Lecornu a tenu une réunion à Matignon avec les ministres de l'Intérieur et de la Justice. Dans ce cadre, Gérald Darmanin a convoqué tous les procureurs généraux pour discuter des manquements judiciaires observés dans cette affaire.
Trois plaintes et deux signalements
La veille, le ministre de la Justice avait également abordé la situation. Il a souligné que le principal suspect, Jérôme B., avait fait l'objet de plusieurs signalements en raison de comportements inquiétants. « Nous sommes tous choqués par ces défaillances qui mettent en lumière notre organisation », a-t-il déclaré lors d'un déplacement à Béziers. Le gouvernement a promis que l'enquête serait « rendue publique », et a évoqué la possibilité de « sanctions ».
Père de deux enfants et ami de la collégienne de 11 ans, Jérôme B. a été mis en examen pour enlèvement et séquestration. Depuis le début de la semaine, des éléments troublants ont émergé sur son passé, révélant plusieurs plaintes pour des faits graves, comme le rapporte la procureure de la République d’Auch, Clémence Meyer. Le suspect fait l'objet de trois plaintes récentes, dont une en 2022 et une autre la semaine précédente, tandis que la première avait été classée sans suite.







