Dans une tournure remarquable de l'affaire, les juges d'instruction ont décidé d'ordonner un non-lieu général en faveur des 14 membres de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT). Les accusations qui pèsent sur ces militants kanaks, dont le leader indépendantiste Christian Tein, ont été jugées insuffisantes selon l'ordonnance récemment consultée par franceinfo, datée du 5 juin.
Après deux longues années de procédures, ces militants, accusés d'être les instigateurs des émeutes ayant secoué l'archipel français à partir de mai 2024, voient leurs charges complètement levées. Cette décision des juges d'instruction parisiens, portant la date du 5 juin, est saluée par les avocats de Tein qui déclarent que cela témoigne d'un "travail considérable des magistrats" qui lui rendent ainsi justice.
Comme le souligne l'un des avocats, Florian Médico, dans une déclaration à franceinfo, "C'est évidemment une très grande satisfaction, mais aussi le constat sidérant d'une action initiale qui a eu pour but de museler un homme politique". Ces mots illustrent bien l'impact durable de cette affaire sur la dynamique politique locale.
La décision des juges d'instruction ouvre également la voie à des réflexions plus larges sur la gestion des conflits en Nouvelle-Calédonie, souvent marqués par des tensions historiques entre les communautés kanaks et la France. Nombre d'observateurs appellent maintenant à l'apaisement et à la réconciliation, alors que la région aspire à un avenir serein.







