Les rues de Belfast ont été le théâtre de scènes de chaos mardi soir, après qu'une agression au couteau a choqué la région. Des centaines de manifestants, souvent masqués, ont incendié des véhicules et des maisons, intensifiant une crise qui couvait depuis quelque temps.
Des témoins décrivent un climat de frayeur, comme Eemran, habitant du quartier, qui se remémore : « Vers 19H30, des individus ont commencé à mettre le feu à des poubelles. Tout a dégénéré lorsque des cocktails Molotov ont été lancés. » Camila Flores, une résidente effrayée, a évoqué sa peur, tout en reconnaissant la colère légitime des manifestants, mais invitant à un dialogue pacifique.
La Première ministre nord-irlandaise, Michelle O’Neill, a fermement condamné les violences, les qualifiant d'« actes de lâcheté répugnants ». Elle a déclaré que rien ne justifiait les attaques survenues ce soir-là.
Une attaque qui a tout déclenché
La spirale de violence a été déclenchée par une agression survenue la veille. Un homme d'une quarantaine d'années a été gravement blessé aux yeux et au visage. Le suspect, un réfugié soudanais arrivé en 2023, a été inculpé pour tentative de meurtre. La vidéo de l'agression a largement circulé, suscitant l'indignation. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a également dénoncé cet acte comme « révoltant ».
Appels à manifester en ligne
Les tensions se sont amplifiées avec des appels à manifester sur les réseaux sociaux, notamment de figures de l'extrême droite britannique comme Tommy Robinson. Elon Musk, à travers son réseau, a encouragé des manifestations fréquentes. La police a noté des « foyers sporadiques de troubles » dans divers quartiers.
Ce climat agité s'inscrit dans un contexte déjà fragile. L'Irlande du Nord a connu plusieurs manifestations anti-immigrés ces dernières années, évoquant des échos d'autres tensions à Southampton. Depuis, plusieurs interpellations ont eu lieu, avec des condamnations qui commencent à tomber.







