Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré jeudi qu'un vaste réexamen de la présence militaire des États-Unis en Europe sera lancé dans un délai de six mois. Il a affirmé : «J'annonce aujourd'hui un réexamen de six mois (...) qui examinera l'implantation des forces américaines sur le continent», lors d'une rencontre avec les ministres de la Défense de l'Otan à Bruxelles.
«Ce réexamen sera fondamental pour assurer une Otan qui avance rapidement vers une Europe autonome, capable de prendre en main sa propre défense», a-t-il ajouté, en réponse aux critiques acerbes dirigées contre certaines nations européennes qui avaient négligé de soutenir les États-Unis dans le cadre de la guerre contre l'Iran. Hegseth a précisé que ce réexamen devrait garantir aux États-Unis la possibilité d'accéder aux bases de l'Alliance en Europe dès qu'ils le jugeront nécessaire.
Selon le secrétaire, l'Otan doit devenir une organisation capable de «mobiliser ses ressources pour veiller à ce que notre accès, nos espaces aériens et nos survols soient bien définis». Dans le cadre de la guerre en cours, les États-Unis avaient adressé des reproches virulents à certains pays européens refusant d'accorder l'accès à leurs bases.
Hegseth a également mis en garde que les contributions financières américaines à l'Otan pourraient être affectées si certains États ne respectent pas leurs engagements. «Notre soutien annuel sera conditionné au respect par les autres pays de leurs objectifs de dépenses de défense ; si d'autres alliés ne dépensent pas avec l'urgence nécessaire, nos contributions diminueront», a-t-il averti.
Lors du dernier sommet de l'Otan à La Haye, les pays membres ont convenu de consacrer au moins 5% de leur PIB à la sécurité d'ici 2035, dont 3,5% spécifiquement pour des dépenses militaires.







