Le budget 2026 est de plus en plus menacé, alors que les perspectives de croissance s’assombrissent. Le gouvernement continue de viser un taux de 0,9%, tandis que la Banque de France et l’Insee ajustent leurs prévisions respectivement à 0,5% et 0,7%. Ce phénomène intervient dans un contexte de tensions géopolitiques, notamment la crise en Iran.
Les alertes s’intensifient concernant la durabilité du budget. Alors que le gouvernement se montre optimiste, les révisions faites par les principales institutions économiques révèlent un fossé préoccupant. Le manque de croissance signifie également des recettes d'État en baisse. Selon les experts, cette divergence pourrait entraîner un manque à gagner de 6 à 12 milliards d’euros à la fin de l’année, comparativement au budget initial.
La situation est d'autant plus inquiétante, puisque la croissance a stagné au premier trimestre, bien avant le début de la crise iranienne. Cette dernière, qui a pris forme à partir du 28 février, n'a que partiellement influencé un premier trimestre déjà marqué par une économie en berne.
Une croissance négative redoutée au deuxième trimestre
Les anticipations pour le deuxième trimestre s'annoncent encore plus pessimistes. Les effets de la crise iranienne devraient se traduire par une augmentation des prix de l'essence et une baisse conséquente de la consommation des ménages. Jean-Pierre Robin, économiste à l'INSEE, indique que ces éléments pourraient conduire à une contraction de l'économie, mettant ainsi en péril la prévision d'une croissance positive.







