Le monde des cryptomonnaies est en émoi. Selon un article de The Big Whale, la célèbre plateforme d'échanges, Binance, pourrait se voir refuser l'agrément Mica (pour "Markets in Crypto-Assets Regulation"), essentiel pour poursuivre ses opérations en Europe.
Dans un contexte où Binance peinait à obtenir cette autorisation cruciale, des rumeurs sont apparues, suggérant que Christine Lagarde aurait explicitement fait savoir au Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, que la plateforme n'était pas la bienvenue sur le territoire européen. La plateforme de cryptomonnaies fait face à une pression grandissante, alors qu’elle regroupe plus de 300 millions d'utilisateurs dans le monde.
De passage à l'Assemblée Nationale, un expert juridique a déclaré : "Il s'agit d'une ingérence politique dans un processus relevant de la compétence exclusive d'un régulateur indépendant. La BCE n'a aucune autorité sur les licences Mica".
Cette situation est d'autant plus alarmante pour Binance alors qu'une échéance cruciale approche : les entreprises de cryptomonnaies doivent impérativement obtenir leur agrément d'ici le 1er juillet, ou risquer de cesser toute activité. En France, le paysage est tout aussi préoccupant, avec moins de 20 sociétés ayant réussi à obtenir cet agrément parmi une centaine de candidats.
La France au cœur du débat
Alors que la Grèce semble céder aux pressions de la BCE, des sources révèlent que la France apparaît comme le dernier bastion possible pour que Binance puisse obtenir ce précieux agrément. Notons que la plateforme avait déjà obtenu son statut PSAN (prestataire de services sur actifs numériques) en mai 2022, ce qui lui permettrait de s'implanter efficacement en France.
"La Direction générale du Trésor et Tracfin pousse actuellement pour que Binance soit géré depuis la France", d'après une source proche de The Big Whale.
Dans ce climat de tension, Binance a promis d'informer ses clients d'ici le 30 juin de l'évolution de la situation. En attendant, les utilisateurs français se demandent quels seront leurs recours en cas de non-obtention de l'agrément Mica avant la date fatidique. Nous vous expliquons ici les options possibles.







