L’armée américaine a officiellement lancé, le 7 juillet, une série de frappes significatives contre l’Iran, justifiant ses actions par des attaques ciblées sur des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz.
Ce mardi, le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé sur X que les forces armées avaient mené des « frappes puissantes » contre l’Iran, arguant que ces actions étaient une réponse légitime aux « attaques iraniennes contre trois navires commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz ». Centcom a qualifié l'agression iranienne de « dangereuse et injustifiée », promettant que Téhéran devrait « en payer le prix ».
Peu de temps auparavant, les États-Unis avaient rétabli des sanctions économiques sur le pétrole iranien, en raison des actes jugés « totalement inacceptables » dans la région.
Trois navires touchés et deux nouveaux incidents
Selon l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO, au cours de la dernière journée, trois navires auraient été frappés dans le détroit d’Ormuz. Les autorités du Qatar et d'Arabie saoudite imputent deux de ces attaques à l'Iran. Par ailleurs, l’UKMTO a rapporté deux autres incidents récents : un pétrolier a subi des « dommages structurels » suite à un projectile non identifié, tandis qu'un navire-citerne a été attaqué par un drone d'origine inconnue.
Depuis la signature d'un protocole d’accord entre Washington et Téhéran le 17 juin dernier, les deux nations sont engagées dans une guerre d'accusations concernant des violations du cessez-le-feu. Cette dynamique de tensions croissantes est préoccupante, selon des experts de la sécurité internationale. David Schenker, ancien assistant secrétaire d'État américain, a récemment déclaré : « Les frappes américaines ciblent plus que des navires ; elles signalent une volonté de contenir l'Iran dans le Golfe. » Les ramifications de ces actions pourraient être significatives pour la géopolitique de la région, alors que le monde surveille attentivement l'évolution de la situation.







