Le dimanche 8 octobre, le Conseil présidentiel du Yémen a annoncé la reconquête de la province stratégique d'Hadramout, près de la frontière avec l'Arabie saoudite. Cette région a été sous le contrôle du Conseil de transition du Sud (STC), soutenu par les Émirats, depuis décembre dernier.
Les forces loyales au gouvernement yéménite, bénéficiant du soutien militaire de Riyad, ont lancé une opération pour reprendre le contrôle des positions après que les séparatistes ont capturé cette province pétrolière et celle voisine de Mahra. À l'issue de l'opération, Rachad al-Alimi, président du Conseil, a annoncé que toutes les positions militaires et sécuritaires d'Hadramout avaient été sécurisées. Un habitant d'al-Mukalla a rapporté une absence de résistance significative de la part des forces séparatistes, signalant plutôt des retraits confus vers leurs positions initiales.
Des frappes aériennes de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite sur des bases séparatistes avaient déjà causé la mort de 20 combattants du STC, un tournant qui avait conduit à leur retrait. Ce conflit interne soulève des inquiétudes quant à la stabilité de la région, avec le STC exigeant un dialogue international pour éviter des hostilités futures.
L'Arabie saoudite a réagi en appelant toutes les factions du sud du Yémen à participer à un dialogue pour mettre fin aux affrontements, souhaitant établir une paix durable. Les Émirats, dont les troupes ont récemment quitté le pays, ont également exhorté à une résolution pacifique des disputes. Cette situation complexe découle d'années de tensions entre les forces loyalistes, les séparatistes et les factions gouvernementales.
Ce regain de tensions est aggravé par le contexte humanitaire désastreux dans lequel se trouve le Yémen, où le conflit a déjà provoqué des millions de déplacés et l'une des pires crises humanitaires au monde, selon les Nations Unies. La communauté internationale doit impérativement intervenir pour éviter une escalade violente et trouver une solution durable au conflit.







