Lors d'une offensive lancée vendredi dernier, au moins 80 séparatistes yéménites ont été tués, selon des sources militaires. Cette opération, visant à reprendre les territoires du sud Yémen, a également causé environ 152 blessés et capturé 130 membres du Conseil de transition du Sud (STC), un groupe soutenu par les Émirats arabes unis.
Un responsable militaire a déclaré que les frappes aériennes de l'aviation saoudienne avaient ciblé des camps tenus par les séparatistes dans les provinces d'Hadramout et de Mahra. Ces territoires avaient été pris par les séparatistes en décembre dernier. Les opérations de bombardement ont été particulièrement meurtrières dans les camps d'al-Khasha et Barshid, où la plupart des victimes ont été recensées.
La présidence yéménite a annoncé que la province stratégique d'Hadramout, riche en ressources pétrolières et voisine de l'Arabie saoudite, avait été reconquise. Des responsables militaires ont confirmé que les autorités de Mahra avaient également prêté allégeance au gouvernement soutenu par Riyad sans rencontrer de résistance.
Cette offensive a exacerbé les tensions entre l'Arabie saoudite et les Émirats, deux alliés qui soutiennent des factions rivales au sein du gouvernement yéménite. Comme l'ont rapporté plusieurs agences, dont AFP, les séparatistes, bien que membres du gouvernement, semblent avoir intensifié leurs opérations, compliquant davantage la situation politique en Yémen.
Des experts soulignent que cette escalade pourrait non seulement affecter le cours du conflit en cours, mais également exacerber les difficultés humanitaires déjà pressantes dans le pays. Selon une analiste de l'International Crisis Group, "Ces récents développements montrent que le Yémen reste un terrain d'affrontement pour des puissances régionales aux intérêts divergents, augmentant ainsi le risque d'un conflit encore plus étendu".







