L'intervention des États-Unis contre le Venezuela, qui a entraîné la capture de Nicolás Maduro, ne laisse personne indifférent. Des dirigeants mondiaux, des politiciens et des figures publiques s'expriment pour partager leurs opinions sur cette action controversée.
Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU, a exprimé ses inquiétudes concernant le non-respect du droit international, qualifiant cet acte de « dangereux précédent ». Il a également appelé à un dialogue ouvert au Venezuela, insistant sur l'importance du respect des droits de l'homme et de l'État de droit.
En Amérique latine, les réactions sont divisées. Le président colombien Gustavo Petro, souvent en désaccord avec Washington, a dénoncé cette agression militaire, la qualifiant d'atteinte à la souveraineté latino-américaine et prédisant une crise humanitaire. Lula, le président brésilien, a aussi condamné cette attaque, la qualifiant de grave menace pour la paix dans la région, et a demandé une réponse vigoureuse de la communauté internationale.
Cependant, d’autres dirigeants, comme l'argument pro-Trump argentin Javier Milei, ont applaudi l'action américaine, déclarant que « la liberté avance ». Le président équatorien Daniel Noboa s'est également félicité de la chute de Maduro, encourageant l'opposition locale à reprendre le contrôle du pays.
Du côté des alliés de Maduro, la Chine a exprimé son choc face à cet acte de force, affirmant que cela contrevient aux principes du droit international et sapait la paix en Amérique latine. La Russie a qualifié cette intervention d'acte d'agression qui doit être fermement condamné. Quant à l'Iran, un autre allié de Caracas, il a également dénoncé ce qu'il considère comme une violente atteinte à la souveraineté du pays.
En Europe, l'Union européenne a appelé au respect du droit international et a souligné la nécessité d'une transition pacifique vers la démocratie. Ursula von der Leyen et Kaja Kallas ont exprimé leur solidarité avec le peuple vénézuélien, tout en exigeant des solutions diplomatiques.
Le Premier ministre britannique, bien que critiquant Maduro, a précisé que Londres n'a pas participé à cette opération. Le gouvernement espagnol a déclaré qu'il ne reconnaîtrait pas une intervention qui violait le droit international, dénonçant le risque d'une montée de la conjoncture belliciste dans la région.
Le contexte géopolitique s'avère tendu, avec des pays comme l'Afrique du Sud qualifiant l'opération de violation manifeste des normes internationales, tandis qu'Israël s'est réjoui de cette « libération » du régime de Maduro. Ce tourbillon d'opinions souligne à quel point cette affaire continue de faire résonner des échos à travers le monde, alors que tous se questionnent sur l'avenir du Venezuela et les implications de cette intervention militaire.







