La Commission européenne annonce des avancées significatives dans les pourparlers pour un accord de libre-échange avec le Mercosur, comprenant le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay. Le 12 janvier marquera-t-il la signature d'un accord tant attendu ? La porte-parole de la Commission, Paula Pinho, a exprimé que l’UE est sur la bonne voie
, sans toutefois garantir une date précise pour la ratification.
Les ministres de l’Agriculture des États membres se réunissent mercredi pour discuter de la politique agricole commune (PAC) et des conditions de cet accord. Une décision pourrait être prise dès vendredi, avant que la présidente Ursula von der Leyen ne se rende en Amérique du Sud.
Rappelons qu'au mois de décembre, la signature de l'accord avait été reportée en raison des préoccupations exprimées par la France, la Pologne et l'Italie. La France a soulevé des questions sur la réciprocité des normes et les protections pour les agriculteurs européens. Le gouvernement français a récemment assuré qu'un accord déséquilibré serait combattu
, en promettant de suspendre l'importation de produits horticoles sud-américains contenant des substances interdites en Europe.
Un accord controversé
Le Premier ministre a adressé une lettre aux agriculteurs, exprimant l'inquiétude croissante face à un accord commercial jugé inacceptable
. La Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) a également pris position, alertant sur les dissonances croissantes entre les politiques commerciales et les normes de production en France.
Les tensions se sont intensifiées, notamment liées à la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse qui affecte le bétail en France. La FNSEA a souligné que l'émotion dans le secteur agricole pourrait atteindre des sommets si l'accord se confirmait, risquant ainsi des manifestations généralisées, comme celles observées le mois dernier à Bruxelles.
Les experts du secteur, dont le spécialiste en agriculture durable Jean-Pierre Boulland, soulignent la nécessité de garanties solides pour protéger l'agriculture locale face à une concurrence exacerbée. Il est impératif que l'accord ne soit pas au détriment des producteurs européens et que des clauses de sauvegarde soient mises en place
, a-t-il déclaré.
Alors que les discussions continuent, un équilibre entre les intérêts économiques de l'UE et la protection des agriculteurs européens reste un sujet essentiel.







