Depuis le 28 décembre, l'Iran est secoué par une vague de manifestations inédite face au régime des mollahs. Le 11 janvier, Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU, a exprimé son choc face à la violence envers les civils, appelant les autorités à "faire preuve de la plus grande retenue" dans la répression.
Selon les rapports d'une ONG, 192 manifestants auraient perdu la vie lors de ces soulèvements. Antonio Guterres a réagi en appelant au calme et en exigeant des autorités iraniennes le respect du droit à la "liberté d'expression" et à "la réunion pacifique", droits fondamentaux garantis par le droit international.
Dans une déclaration relayée par son porte-parole, Guterres a rappelé que chaque citoyen iranien doit pouvoir s'exprimer sans crainte de représailles. Il a également exigé la restauration des communications au sein du pays pour permettre un accès à l'information. Les manifestations, qui ont pris de l'ampleur, soulèvent des questions sur la gestion de la crise par le gouvernement en place.
Une solidarité à l'échelle internationale
Au-delà des frontières iraniennes, des milliers de personnes ont également montré leur solidarité. À Londres, des manifestations ont eu lieu devant l'ambassade d'Iran et à Downing Street, tandis qu'à Paris, environ deux mille personnes se sont rassemblées pour soutenir les manifestants. La présence d'Iraniens vivant à l'étranger, comme Arya, étudiant de 20 ans, illustre un élan de mobilisation mondiale : "Nous voulons montrer aux manifestants en Iran qu'ils ne sont pas seuls", a-t-il déclaré.
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a affirmé dans un tweet que "l'Europe se tient aux côtés du peuple iranien dans son combat légitime pour la liberté". Elle a exprimé sa préoccupation face à l'escalade de la répression et à la perte de vies innocentes, renforçant ainsi le soutien international à la cause des manifestants.
Alors que les événements continuent de se dérouler, la situation en Iran reste sous haute tension. Les voix s'élèvent, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, pour exiger des changements au sein du régime actuel, marqué par une répression violent de la dissidence. Selon des experts, si ces mouvements persistent, ils pourraient redéfinir le paysage politique iranien et susciter un élan de réformes nécessaires, voire la fin d'un régime en place depuis plusieurs décennies.







