Depuis le début des manifestations en Iran, des rumeurs sur une intervention militaire américaine circulent. Avec plus de 3.400 manifestants tués et plus de 10.000 arrestations rapportées par l'ONG Iran Human Rights, les tensions entre le régime iranien et Washington atteignent un nouveau sommet.
Le président américain, dont les intentions demeurent ambiguës, a évoqué l'intervention militaire comme une option, tout en privilégiant une approche ciblée. Selon les experts, une « campagne de frappe » pourrait viser des leaders iraniens ainsi que des installations stratégiques, notamment liées au programme nucléaire, comme l'affirme Stéphane Audrand, consultant en risques internationaux.
Dominique Trinquand, ancien chef de mission militaire française auprès de l'ONU, souligne également la probabilité d'une action conjointe avec Israël. Ce partenariat serait fondamental, car le Mossad dispose d'une connaissance approfondie des structures iraniennes, et pourrait fournir des renseignements cruciaux.
Les États-Unis semblent s'orienter vers une utilisation de la force sans intervention au sol, évitant ainsi une escalade militaire directe. Cette stratégie vise à maintenir un rapport de force, en affirmant : « nous pouvons frapper à tout moment si nécessaire ». Un schéma qui rappelle la situation au Venezuela où la menace de frappes a été investie d'une forte dimension symbolique.
En revanche, l'Iran ne reste pas inactif face à cette menace. Les responsables iraniens, avertissant que leur pays serait capable de « riposter » à toute agression, ont évoqué des frappes passées sur des installations américaines au Qatar pour signifier leur détermination. Les experts notent que, bien que l'Iran dispose de missiles balistiques à courte portée, il doit faire preuve de prudence pour éviter de déclencher un conflit ouvert.
Comme l'indique un analyste, une réponse iranienne serait plutôt symbolique, visant à éviter des pertes américaines lourdes qui pourraient justifier une réaction militaire massive de la part des États-Unis. Cela souligne la complexité de la situation, où chaque mouvement est minutieusement calculé.
Face à cette crise, il est essentiel de suivre de près les développements et d'évaluer les implications géopolitiques, tant pour la région du Moyen-Orient que pour les relations internationales dans leur ensemble.







