Ce jeudi, la préfecture d'Indre-et-Loire a décidé d'interdire tout rassemblement dans plusieurs rues du centre-ville de Tours, à partir de 17 heures. Cette mesure fait suite à l'annonce de la venue de Bruno Retailleau, président des Républicains et ancien ministre de l'Intérieur, qui se rend à un meeting de soutien en faveur de Christophe Bouchet, candidat à la mairie de Tours.
Selon l'arrêté publié en milieu de journée, le périmètre concerné inclut la rue de Châteauneuf, la place des Halles, la rue Delpérier, ainsi que le boulevard Béranger. La décision de la préfecture s'explique par le fait que la manifestation, organisée par le réseau antifasciste de Tours, n'a pas été déclarée et par les incidents notés lors d'autres rassemblements récemment, tels que ceux du 6 mai et du 8 novembre 2025.
Des élus locaux et experts en sociologie politique s'interrogent sur l'opportunité de telles interdictions. Jean-Pierre, professeur de sciences politiques, souligne que « bloquer l'expression de l'opposition risque de renforcer les tensions et d'attiser les passions ». Pendant ce temps, le débat public sur la liberté d'expression et les mesures de sécurité demeure un sujet brûlant dans le paysage politique français.
À l'approche de cet événement, certains acteurs politiques soulignent l'importance de maintenir un dialogue ouvert, même lors de manifestations potentiellement conflictuelles. La Ville de Tours, à l'écoute de cette dynamique, pourrait envisager des solutions alternatives pour permettre à chacun de s'exprimer en toute sécurité.







