À l'approche des élections municipales, Alain Bernard, champion olympique de natation, a lancé un appel vibrant pour que les collectivités continuent d'investir dans les piscines municipales. Le 15 janvier, il a partagé sur RTL son inquiétude face à la hausse alarmante des noyades en France, notamment après un été 2025 qui a été marqué par une augmentation de 14 % des décès dans l'eau par rapport à l'année précédente.
« Une piscine, ce n'est pas un simple lieu de loisir, mais un équipement essentiel qui sert l'intégralité de la population », a déclaré Bernard. Il a souligné que le coût des piscines ne devrait jamais être une excuse pour leur fermeture, ajoutant : « Combien coûte une vie aujourd'hui ? », en référence aux 268 décès causés par des noyades entre juin et août, selon les données de Santé Publique France.
Le champion de natation a également critiqué ce qu'il considère comme une incohérence dans le système éducatif, où les élèves sont encouragés à apprendre à nager sans avoir accès à des installations adéquates. Avec des figures comme Florent Manaudou, il a dénoncé le manque d'infrastructures modernes en France. « Une élève sur deux en classe de sixième ne sait pas nager, c'est presque incompréhensible après les Jeux Olympiques de Paris 2024 », a-t-il ajouté, implorant un plan d'action rapide pour moderniser et construire de nouvelles piscines.
Les municipalités, comme Longjumeau dans l'Essonne, qui n'a plus de piscine depuis cinq ans, souffrent d'un manque de ressources et d'une bureaucratie complexe qui les empêche de proposer des solutions durables. Myriam, une résidente locale, a exprimé son désespoir : « C'est vraiment dommage, cela nous manque énormément. Avant, j'avais la piscine à seulement cinq minutes de chez moi. »
Pour remédier à ces défis, des experts en urbanisme suggèrent de se tourner vers des modèles de piscines moins coûteuses à construire et à entretenir. Cela pourrait permettre aux mairies de répondre à la demande croissante tout en tenant compte des préoccupations budgétaires.D'autres villes pourraient aussi suivre l'exemple de certaines communes en adoptant des stratégies innovantes pour intégrer des équipements aquatiques durables dans leur planification urbaine. À ce titre, des villes comme Toulouse, qui investissent dans des infrastructures modernes, pourraient servir de modèles.
En somme, l'appel d'Alain Bernard est un rappel urgent que, malgré les coûts, la vie et la sécurité des citoyens doivent primer dans les décisions d'investissement des collectivités. Avec des enjeux de santé publique en jeu, il est crucial que les futurs édiles prennent ces questions en considération et agissent en conséquence.







