La France est actuellement en proie à une rumeur omniprésente concernant l’éventuelle mise en place d’un Haut-commissariat à la diversité et aux diasporas. Ce projet, qui aurait réuni de nombreuses personnalités publiques, est né d’un article publié par L’Opinion le 9 janvier, évoquant une note censée avoir été transmise à Emmanuel Macron en décembre dernier. Dans ce document, l’idée était de rassembler une trentaine de figures influentes pour réfléchir sur les questions de diversité et contrer les perceptions négatives de la société.
Cependant, malgré l’essor de cette information sur les réseaux sociaux et dans les cercles politiques, l’Elysée reste muet. Beaucoup des personnes citées dans la note, comme Teddy Riner, Amel Bent, et Christiane Taubira, n'étaient pas au courant du projet et ont exprimé leur surprise lorsqu'interrogées par 20 Minutes. Najat Vallaud-Belkacem a même avoué avoir découvert le projet dans la presse.
Bien que ces discussions aient fait forte impression, les membres du gouvernement semblent divisés. Rachida Dati, ministre de la Culture, a déclaré qu'elle n'était pas informée d’un tel projet, tandis que Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, a critiqué l'idée comme une trahison des valeurs républicaines. Le ton a également été donné par Jordan Bardella, président du Rassemblement national, qui a qualifié l’initiative d’approche communautariste.
Pire encore, le ministre Jean-Noël Barrot a affirmé lors d’une séance parlementaire que « votre question porte sur un projet qui n’existe pas ».
Les propos d’Emmanuel Macron, prononcés récemment, ont ajouté à la confusion. Il avait évoqué la nécessité de mobiliser les diasporas de manière plus ambitieuse, alimentant ainsi les spéculations sur la création de ce Haut-commissariat. Malgré cela, l’idée ne semble pas trouver écho dans les rouages du gouvernement.
Pour conclure, tandis que les rumeurs continuent de se propager, il apparaît de plus en plus que cette idée n'est rien de plus qu'une brise fugace dans le paysage complexe de la politique française, sans fondement solide dans la réalité administrative.







